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Le mythe fondateur du Bwiti

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  1. Chez les Apindji, le mythe fondateur du Bwiti se base sur le rêve d’un vieillard du village de Migabé, dans lequel les ancêtres lui ont révélé le secret de la connaissance de l’au-delà par la consommation de la plante iboga. Pour transmettre ce savoir, le vieillard devait fonder une société secrète. Cette connaissance ne peut être communiquée aux initiés que par l’intermédiaire et la bienveillance des ancêtres.

 

  1. Le Bwiti est un culte des ancêtres qui combine des aspects folkloriques et mystiques. Le terme “Bwiti” signifie “tibia” ou “relique”, ce qui reflète l’importance des ancêtres et des objets sacrés dans cette pratique. Le Bwiti inclut des cérémonies religieuses, des danses et des rituels, et est souvent associé à la consommation de la plante iboga pour accéder à des connaissances spirituelles.

 

  1. Dès le XIXe siècle, le Bwiti était répandu au Gabon, notamment parmi les ethnies Tsogo, Pindji, Eshira, Bapunu, Balumbu, Kota et Simba. Aujourd’hui, il est présent en Guinée-Equatoriale, au Cameroun du Sud, au Gabon et au Congo.

 

  1. Les années 1930 ont été marquées par une persécution des adeptes du Bwiti par des missionnaires catholiques, soutenus par l’administration coloniale, entraînant la destruction des temples et la poursuite des adeptes. Cependant, cette période a également vu l’épanouissement du Bwiti en Guinée-Equatoriale et au Cameroun. Malgré les migrations, la région de Mouila reste un lieu sacré pour les Apindji.

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