Accueil Critique et théorie littéraires Réception critique : sens de la littérature gabonaise

Réception critique : sens de la littérature gabonaise

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Dans la préface qui accompagne les Registres de la modernité, Grégoire Biyogo procède à une élucidation de la fonction critique dans le champ littéraire. Pour Grégoire Biyogo, la critique a d’abord pour fonction : définir la littérature. Aussi la critique littéraire gabonaise a-t-elle pour tâche préliminaire, produire des définitions qui disent ce que c’est la littérature gabonaise. « On le sait, il n’y eut jamais de littérature sans définition préalable de la littérature, en indiquant son identité, ses territoires internes, ses projets, ses impasses, ses politiques de lecture, la réception interne ou externe de ses textes ». Ensuite la critique a pour fonction mener une littérature à sa pleine intentionnalité. « C’est que, la littérature naît lorsqu’elle se redéfinit comme un métadiscours qui élabore ses propres politiques de lecture, éclaire le lieu de ses décisions d’écriture et décline les lieux de partage des héritages du sens, avec un regard toujours réflexif, rétrospectif, prospectif et perspectiviste ». Troisièmement, la critique entérine l’existence de l’institution littéraire. « L’institution littéraire advient lorsqu’elle déroule son parcours critique et signe son pacte herméneutique, son parti pris pour la théorisation de sa propre production. L’institution littéraire naît avec l’acte critique et théorique qui circonscrit ses discours, ses langues, ses modes de transgression du sens ». Enfin Grégoire Biyogo énonce l’inséparabilité de la littérature et de son activité critique, théorique et philosophie. Ce n’est que dans cette inséparabilité qu’un événement d’ordre littéraire puisse advenir. « C’est qu’il n’y eut jamais de littérature que lorsque celle-ci était sans cesse questionnée, pensée et repensée, étudiée, configurée et reconfigurée comme attestation du temps, de la subversion des connaissances dominantes, par la critique, la théorie et de plus en plus, par la philosophie ». « Pour espérer se nommer littérature, la littérature doit encore être repensée dans l’étendue de ses œuvres et dans son champ de production critique et théorique, dans la totalité de ses activités »

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