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La Bible : quelle version ?

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Jean leDuc, La Bible Authentique: Quelle Version?, Québec, 1998.

En 1998, Jean leDuc donne le résultat d’une étude sur l’histoire de la Bible dite authentique. Il s’intéresse aux versions françaises de la Bible et cherche à combler le manque de documentations sur le danger de la multiplication des versions modernes de la Bible. Son travail présente le problème des différentes versions des Bibles modernes : la corruption subtile qui fait de ces Bibles une approximation de la parole de Dieu.

La Bible est l’autorité suprême de la foi chrétienne. Ce qui est écrit est écrit. Pour Jean leDuc Dieu a sauvegardé sa Parole intacte et complètement intégrale à travers les siècles, et continuera à faire ainsi dans les temps à venir. La question est donc de savoir quelle version de la Bible accomplit cette transmission fidèle de la vérité.

Pour Jean leDuc, l’authenticité de la Bible tient en partie du manuscrit d’origine à partir duquel s’opère les traductions. Parmi les manuscrits d’origine on note le Codex Vaticanus, le Codex Sinaiticus et le Codex Alexandrinus. Pour Jean leDuc, ces manuscrits sont des plus défectueux et des  plus pollués. Pourtant, c’est à partir de ces derniers que sont opérées la plupart des traductions bibliques modernes : La Segond, la Darby, la Scofield,  la TOB, la Jérusalem, la Traduction du monde nouveau, la Bible en français courant.

Pour Jean leDuc, au nombre des Bibles dites authentiques on note : la Bible d’Olivetan, la Bible Martin et la Bible Ostervald. Ces versions sont une seule et même Bible. Elles tirent leur traduction à partir du Texte massorétique hébreux pour l’Ancien Testament et du Textus Receptus (texte reçu grec, Texte Byzantin) pour le Nouveau Testament.

En fonction de ce qui précède toutes les versions de la Bible en français peuvent se résumer en deux Bibles : la Bible authentique dont la traduction est basée sur le texte majoritaire (le texte Byzantin), et la Bible apostasiée qui repose sur les traductions (à partir du Vaticanus et du Sinaiticus) de Westcott et Hort compilées pour le compte du Comité de Révision.

De 1875 à 1881, à l’université d’Oxford, le Comité de Révision sous la directive des Jésuites, œuvre dans le plus grand secret pour la création d’une nouvelle Bible visant à remplacer les Bibles King-James (considérée comme authentique dans le cadre des versions anglaises) et Ostervald. En 1881, le Comité de Révision prend fait et cause pour la Bible Segond qu’il popularise.

Au cœur de la falsification de la Bible : les changements doctrinaux, la tiédeur laodicéenne (l’indifférence, l’adaptation aux besoins de l’homme, à la culture) et la grande apostasie.

Les changements doctrinaux, sont comme une cinquième colonne (cheval de Troie)  introduite dans la Bible capable de désintégrer l’Evangile. Westcott, auteur avec Hort du texte dont sont issus la plupart des Bibles modernes, a des difficultés à accepter les notions de sacrifice et de rédemption de Christ. Louis Segond ne croit pas en la divinité de Christ. John Darby introduit la confusion au sujet de l’enlèvement (les chrétiens sont enlevés. Puis il y a la grande la tribulation et enfin le retour de Jésus pour sauver les Juifs. Or l’enlèvement coïncide avec le retour de Jésus qui vient mettre fin à la grande tribulation que connaîtront les chrétiens). La Bible en français courant : son Nouveau Testament, La Bonne Nouvelle, est considéré comme la plus dangereuse des Bibles. Elle est conçue comme un acte de rébellion contre la vérité de la parole de Dieu. Traduction du Monde Nouveau : texte littéralement altéré, non digne de confiance.

Le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus font partie à l’origine de cinquante Bibles commandés par l’Empereur Constantin à Eusèbe de Césarée pour l’Eglise de Constantinople en 330. L’empereur Constantin met fin à la tribulation que connaissent les chrétiens depuis trois cent ans. Il fait du christianisme une religion eocuménique d’Etat.  Constantin est le souverain pontife (Pape) des mystères Chaldéens et adorateur de Mithra (certainement ce qu’on appelle aujourd’hui la laïcité vu que beaucoup de ses symboles s’y réfèrent notamment le logo de certains partis dits républicains, la pensée des Lumières, la Marianne ou encore la statue de la liberté). A avoir de discernement, le mithraïsme est le christianisme  sans Jésus. C’est ainsi que l’organisation du culte dans les églises dites traditionnelles est strictement similaire à l’organisation du culte à Mithra. Eusèbe, chef des conseillers spirituels de Constantin, se basant sur les écrits d’Origène (la Septante),  donne une direction aux forces de l’apostasie.

Erasme de Rotterdam ignore le Codex Vaticanus qu’il considère comme étant une falsification de la parole de Dieu et accorde foi au Textus Receptus ainsi qu’au Massorétique comme bases d’une traduction proche de la Vérité.

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