1. Le niveau d’endettement.

2. Reforme de l’administration.

3. Les échanges internationaux du Gabon.

4. Les arriérés de paiement.

5. Olam : une bombe à retardement

6. Le programme de reforme du FMI à moyen terme

7. Les inégalités

8. La société de la connaissance

9. Le PNUD

10. La vision du Gabon émergent 2025

11. Plan de relance économique

12. Le système de rémunération de l’agent public de l’Etat

13. 1974

14. 1978

1. Le niveau d’endettement.

« Les conséquences d’un surendettement extérieur sur le niveau de croissance ont été décrites par Patillo, Poirson et Ricci [2002,2004] et par Clemens, Bhattacharya et Nguyen [2005]. Ils constatent, entre autres, qu’au-delà d’un certain seuil estimé entre 35 et 40% pour les premiers, et entre 30 et 37% pour les seconds, le niveau d’endettement réduit fortement les possibilités de croissance économique en raison des contraintes qu’il exerce sur la productivité globale des facteurs, sur l’accumulation du capital physique et sur la production » Claude N’kodia.

Selon le FMI  la dette publique du Gabon est à 63% du PIB.

2. Reforme de l’administration

- Les lourdeurs administratives à la création des entreprises.

- La décentralisation de l’administration qui n’existe pas sur toute l’étendue du territoire national.

3. Les échanges internationaux du Gabon

« Les échanges commerciaux du Gabon avec le reste du monde mettent globalement en évidence une balance commerciale excédentaire de 1960 à 2005. Cela montre que le Gabon n’a pas de difficulté à compenser ses besoins en importations. Bien que cette balance commerciale soit globalement favorable, il n’en demeure pas moins qu’en explorant en détail la structure de sa composition, nous constatons que les balances commerciales des produits alimentaires et manufacturés sont déficitaires. Cela montre que le Gabon reste tributaire de l’extérieur pour ces deux catégories de produits. Ce déficit de la balance commerciale des produits manufacturés, présente une tendance décroissante de (1960-2005) ce qui montre que la politique de la diversification par l’industrialisation de substitution aux importations a échoué au Gabon ».

4. Les arriérés de paiement

« le fonctionnement de la zone franc se caractérise par un strict encadrement des déficits budgétaires assuré par des instituts d’émission au travers des différents mécanismes institutionnels. En situation de basse conjoncture en zone franc et en l’absence d’une politique monétaire accommodante pour y remédier, on assiste quasi automatiquement à la formation d’arriérés de paiement internes et externes. Dans ce cas bien précis, le rôle des retards de paiement s’apparente à celui d’une variable d’ajustement budgétaire et génère des effets néfastes au plan micro et macroéconomique. En présence d’arriérés internes, et si cette situation devait perdurer, des retards de paiement peuvent accroître les pressions inflationnistes au sein de leur espace économique (de Boissieu [1985]) du fait de l’adoption par certains de ses agents économiques de comportements d’anticipation. Elles sont aussi de nature à affecter le climat et les décisions d’investissement et peuvent constituer un facteur de frein à toute reprise économique.De même, les effets d’une accumulation d’arriérés extérieurs sont de nature à affecter non seulement l’investissement mais aussi la crédibilité des Etats débiteurs vis-à-vis de la communauté internationale des bailleurs de fonds. » N’kodia.

« Les arriérés de paiements en sont un exemple. En zone Cemac, ils apparaissent aujourd’hui comme un mode de financement du déficit budgétaire » N’Kodia…

5. Olam : une bombe à retardement

« Tout ce qui est trop gros pour faillir est trop gros pour exister ». « Aujourd’hui, le problème du système industriel n’est plus qu’une entreprise donnée détienne suffisamment de parts de marché pour influencer les prix; c’est qu’une seule entreprise ou un petit réseau d’entreprises interconnectées puisse, en cas de faillite, ébranler l’économie tout entière ».

6. Le programme de réforme du FMI à moyen terme.

Le FMI consent à accompagner le Gabon dans le redressement de son économie à hauteur de 642 millions sur trois ans. Pour ce le gouvernement du Gabon a à mettre en oeuvre une politique économique orientée par les mesures suivantes : Assainir le budget, mobiliser des fonds hors recettes pétrolières, poursuivre la diversification de l’économie, corriger la faiblesse de l’administration fiscalo-dounière, maîtriser l’endettement, Commencer à épargner une partie des recettes pétrolières, renforcer la gestion des finances publiques, prendre des mesures énergiques pour mener à terme la résolution des trois banques publiques en difficulté, engager des programmes sociaux, assainir  le climat des affaires, fournir des statistiques économiques de qualité et veiller à leur diffusion.

7. Les inégalités

Le prix des inégalités.

- «Dans le monde entier, les états ne s’attaquent pas aux problèmes économiques cruciaux, à commencer par le chômage chronique ».

trois principes :

- «L’inégalité est la cause et la conséquence de la faillite du système politique ». Elle alimente une instabilité qui l’aggrave à son tours.

- « La loi la plus fondamentale de la science économique, [...], c’est l’égalité de l’offre et de la demande ». « Le chômage -l’incapacité du marché à créer des emplois [...] est le pire échec du marché, la plus grande source d’inefficacité et une cause majeur de l’inégalité ». Pour le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, l’inégalité coûte cher. Le prix de l’inégalité c’est la détérioration de l’économie.

Amartya Sen, « si nous voulons réduire rapidement la dette publique, l’austérité n’est pas un moyen efficace pour y parvenir ». « Cette tâche exige de la croissance économique, et l’austérité, comme le notait Keynes, est fondamentalement anticroissance ». « La connaissance et la compréhension du public sont en effet au cœur de la capacité d’un gouvernement démocratique à mener de bonnes politiques »

« Être pauvre, ce n’est pas seulement avoir de faibles revenus, c’est plus fondamentalement, au sens de Sen, être privé de libertés réelles » Amartia Sen

« il importe d’accroître les revenus, mais aussi de renforcer le pouvoir des individus de choisir, de mener la vie à laquelle ils aspirent. C’est ainsi qu’une personne devient concrètement libre »

8. La société de la connaissance

« Il est nécessaire de créer une société de l’aprentissage pour que le niveau de vie augmente ».

 9. Le PNUD

Selon le PNUD, le Gabon connaît de problèmes de gouvernance caractérisés par : – La persistance de la corruption. – La faible culture de suivi-évaluation des politiques publiques. – La faiblesse des mécanismes de contrôle citoyen sur la gestion des affaires publiques. – Le manque de transparence au niveau du fonctionnement des institutions. – Le manque de transparence au niveau du fonctionnement des Institutions en charge des élections. – Les violations des droits de l’homme et l’insuffisance de la culture démocratique

10. La vision du Gabon émergent 2025.

« En plaçant l’humain au cœur de son développement, le Gabon Emergent vise à assurer à l’horizon 2025 un développement durable et une prospérité pour tous ». « L’émergence se reflétera également à travers la qualité des institutions, avec l’érection d’une Démocratie majeure, qui met en avant la préservation des Droits de l’Homme et du Citoyen, la stabilité sociale, la promotion d’un dialogue politique de qualité et un sentiment fort d’appartenance à la Nation gabonaise, au-delà des considérations ethniques ». « Un objectif stratégique permettra de matérialiser cette fondation : Instaurer un nouveau modèle de développement qui intègre le bien-être humain, l’équité sociale, la croissance durable et la conservation environnementale ». « L’ensemble de cette démarche constitue un saut qualitatif majeur dans la gouvernance publique du Gabon. Elle réhabilite la volonté politique et l’ambition dans la pensée collective gabonaise. Elle remet au centre de la démarche publique l’exigence d’une bonne planification de l’avenir, accompagnée par un pilotage serré de l’action et une mise sous tension permanente des acteurs pour sa mise en œuvre. Elle accélérera la mise en place de la budgétisation par objectifs de programmes, dans le cadre de la Loi Organique relative aux Lois de Finance et de l’Exécution du Budget (LOLFEB), et permettra pour la première fois d’initier, au plus tard en 2013, un budget base zéro (BBZ) ».

11. Plan de relance économique

« En effet, le Gouvernement a entrepris d’impulser une dynamique nouvelle à la mise en œuvre du PSGE au cours des 3 prochaines années à travers des mesures de relance qui consacrent le renforcement de l’efficacité de la dépense publique, l’optimisation et l’utilisation plus rationnelle des ressources budgétaires, le développement des infrastructures et la promotion du secteur privé comme leviers de la diversification et de la transformation de l’économie ». « Notre objectif à travers la mise en œuvre du PRE, c’est de générer, par une plus grande implication du secteur privé, une croissance durable et inclusive capable de transformer en profondeur notre économie ». « Le PRE est tourné en priorité vers la satisfaction des besoins de nos populations. Les perspectives de croissance à moyen terme du Gabon sont robustes pour espérer améliorer de manière significative les indicateurs de développement humain ».

Lors de la trente troisième réunion du comité monétaire et financier international du 16 avril 2016, Régis Immongault Tatagani déclare que dans l’état actuel du contexte économique mondial, il demeure avantageux de procéder à une politique de relance.  « Dans l’environnement actuel, il n’est pas souhaitable de réduire l’excès de capacités, ce qui aurait des conséquences sur l’activité et l’emploi. Il convient plutôt d’accroître la demande ». « Étant donné la persistance d’une croissance faible et le niveau élevé des risques, les enjeux principaux sont d’accroître la demande de manière à stimuler la croissance à court terme, de rehausser la production potentielle tout en maintenant l’équilibre de l’offre de la demande, et de s’attaquer aux questions relatives à la stabilité financière ». « Pour rehausser la demande, il convient d’utiliser de manière appropriée, c’est-à-dire si nécessaire et si possible, la relance par voie budgétaire ». « Il convient aussi d’agir sur les salaires afin de favoriser la consommation privée, dont le multiplicateur élevé dopera la croissance à court terme ».

Trentième réunion du comité monétaire et financier international du 11 octobre 2014, Régis Immongault déclare « Toutefois, la stimulation de la demande devrait venir principalement de la politique budgétaire, en vue de soutenir la reprise et d’ouvrir la voie à une croissance plus long terme. En particulier, l’accroissement de l’investissement public dans les infrastructures semble être l’option la plus pertinente en ce sens ».

Les outils pour la mise en oeuvre du NSR

« Il s’agit des logiciels de gestion des ressources humaines (GRH), de logiciel de gestion de paie, des procédures, des grilles et référentiels salariaux, sans oublier le simulateur d’impact financier ainsi que le réseautage permettant une fluidité dans le traitement salarial et de carrière des agents de l’État ». Le NSR est un système de gestion de ressource humaine qui a pour caractéristiques :

- Un contrôle régulier des effectifs.

- Un contrôle régulier de l’assiduité au travail.

- L’évaluation des agents.

La singularité gabonaise « Ce petit pays pétrolier offre en effet un modèle singulier de promotion sociale par le truchement de sa fonction publique ». « D’aucuns auraient pu penser que les politiques d’ajustements et de régulation successives des années 1990 avaient eu tendance à entraver la croissance du secteur public et à le rendre peu attractif. Or, d’une part, les perspectives d’embauche dans le secteur public sont demeurées élevées pendant la décennie 2000 et, d’autre part, les salaires des agents les moins bien classés ont bénéficié d’une forte augmentation ». « le paiement des salaires de la fonction publique. Mis en relation avec la faiblesse démographique du pays, c’est l’une des clés de sa stabilité politique »

« La petite corruption – à l’image de la « taxe du stylo », celle qu’il faudra payer à l’agent pour obtenir un formulaire ou accélérer une procédure –, les fraudes et les passe-droits sont souvent évoqués. Cette petite corruption concerne une gamme large de transactions. Elle est présente dans une grande partie des relations entre policiers et automobilistes, entre juges et justiciables, entre médecins et patients ou entre enseignants et parents d’élèves ou étudiants. La police abuse de son pouvoir pour soutirer des avantages à la masse désorganisée des usagers de la route. Au lieu de se rendre à l’hôpital, des médecins dispensent leurs soins à titre privé. Des enseignants n’assurent pas leurs cours, car ils disposent d’un deuxième emploi et de l’appui de leurs supérieurs hiérarchiques. Les facteurs explicatifs de ces pratiques sont le niveau d’opacité existant dans le secteur concerné, l’asymétrie de l’information dont sont victimes les clients et le pouvoir discrétionnaire dont jouissent les prestataires de services de premier rang, tous ces facteurs étant sources d’abus. En dépit de sa faible visibilité, la petite corruption est omniprésente et a des conséquences préjudiciables sur les pauvres qui sont les plus vulnérables et qui dépendent le plus des services publics pour satisfaire leurs besoins de base »

« La polyactivité peut être illustrée par trois exemples de personnes appartenant à la fonction publique librevilloise. Celui d’une jeune femme diplômée en France, embauchée dans une entreprise publique grâce à son origine régionale et ses relations au sein de celle-ci. Elle vit seule, loue un petit appartement dans un nouveau quartier, éloigné du centre-ville, où l’eau est souvent coupée, et revend de manière informelle du maquillage importé. Après avoir longtemps cherché du travail dans son domaine de prédilection, elle a finalement opté pour un poste stable dans cette grande entreprise publique. Elle part en vacances à l’étranger et circule en taxi. Celui d’un agent comptable dans l’administration, qui éduque ses enfants et ceux de ses frères et sœurs. Il investit dans la construction d’un bar et dans le bois. Ou encore, celui d’une autre femme travaillant dans un ministère. Elle est aussi en charge d’une famille élargie et fait venir des fruits de l’intérieur du territoire pour les revendre à Libreville. Ces trois cas montrent que la possibilité d’être rémunéré à un salaire fixe et garanti permet, outre de subvenir à ses besoins de base, d’entretenir une famille élargie, d’investir dans un petit commerce et, par conséquent, de consommer plus ; mais aussi d’asseoir sa situation et de fait de soutenir l’économie de marché »(Soiron-Fallut, 2012).

De la rémunération Article 78.- L’agent public a droit, après service fait à une juste rémunération. La rémunération comprend: – la solde indiciaire, les indemnités et les primes pour l’agent public permanent; – le salaire de base, les indemnités et les primes pour l’agent public contractuel ; – les honoraires pour le vacataire. Article 79.- Les primes sont des suppléments de la solde indiciaire ou du salaire de base. Elles relèvent obligatoirement de l’une des catégories suivantes : – prime de responsabilité, destinée à rétribuer les responsabilités attachées à certaines fonctions d’encadrement; – prime de rendement, attachée à la manière de servir et à la productivité de l’agent ou du service; – prime de risque ou contrepartie de certaines conditions de travail dangereuses; – prime de fonction, destinée à valoriser certains emplois en raison de leur importance, de leur difficulté ou de leur localisation. La prime de fonction est exclusive de la prime de responsabilité.

But des mesures d’austérité -  Redresser les finances publiques. – Améliorer le quotidien des Gabonais. – Rendre les missions de l’administration et des agents publics plus pertinentes et plus efficaces. – Réduire la masse salariale. – Réorienter les investissements et les dépenses vers le social. -Revoir la dette. -Optimiser les dépenses publiques.

Les économies: Pour faire des économies le gouvernement gabonais décide une réduction de la masse salariale qui constitue selon les sources 37 à 60% des dépenses publiques. Le gouvernement gabonais compte engranger une économie substantielle  de 70 milliards de francs CFA par année pour une durée non déterminée. Pour atteindre ce résultat le gouvernement du Gabon procède à la réduction de 40% des effectifs de la présidence (486 collaborateurs), la suspension des recrutements durant trois ans et la radiation des fonctionnaires présentant des maladies de longue durée.

 Pauvreté : l’absence ou l’insuffisance de moyens permettant de satisfaire les besoins d’un agent.

13. 1974

D’après Jean-Noël Cadoux du Monde diplomatique, en 1974, la politique du Gabon se caractérise par une politique sociale très avancée. Le gouvernement redistribue et les gabonais sont des grands consommateurs. Le Gabon enregistre un excédent budgétaire qui est affecté en partie aux équipement sociaux. Le gouvernement annonce un plan de mesures sociales. Hausse du SMIG de 46%, suppression de l’impôt sur le revenu pour les bas salaires, programme de logement à très bas loyer, centres sociaux. Pour Jeaan-Noël Cadoux, « le mot développement au Gabon est une réalité qui frappe les économistes ». Le gouvernement gabonais émet la volonté de passer du progrès économique au progrès social. Ainsi 20 % du budget sont consacrés aux affaires sociales. Le gouvernement gabonais choisi un model de société basé sur l’autorité et la solidarité. La politique sociale du Gabon est basée sur la famille qui se matérialise par un régime d’allocations futuristes : Allocation prénatale, don en nature pour la future mère, prime à la naissance, congé de maternité, allocations familiales. Le gouvernement gabonais se concentre aussi sur la santé. Il forme des medecins, alloue des crédits, ouvre des centre de soins et multiplie les dépistages. La politique sociale du Gabon offre une place privilégié à l’encadrement de l’enfance. Avec pour slogan « la jeunesse est sacrée », le Gabon atteint un taux de scolarisation de 97%. La formation du jeune gabonais est l’objet de toute l’attention gouvernementale. « Un décret de 1970 oblige les entreprises à avoir un service de formation professionnelle attaché à leur industrie, méthode qui permet de former sur le tas des techniciens des pétroles, des mines, de l’industrie du bois, et semble très efficace ». « Par un réflexe sécurisant assez répandu, bon nombre de lycéens bacheliers préfèrent s’orienter vers les carrières de la fonction publique, alléchés par leurs avantages matériels, leur stabilité et le prestige qui s’y attache. Le mal est plus grave quand il s’agit d’étudiants rentrant d’Europe diplôme en poche, qui délaissent le secteur privé pour rechercher les avantages de la haute administration ». Le plan social du gouvernement fait du logement un problème prioritaire. L’Etat prend à sa charge les dépenses d’aménagement des terrains, l’assainissement, la viabilisation, l’électrification et l’adduction d’eau. En 1974, le Gabon est un pays sans chômage qui fait appel à la main d’oeuvre étrangère.

14. 1978

 En 1978, en observant le Gabon, on reconnait les traits dominants d’une économie orientée vers l’industrie et l’équipement. En 1978, rapporte Claude Bouet, 30% des actifs gabonais sont des travailleurs indépendants. « Dans la plupart des cas, ils figurent au chapitre des petits métiers urbains : chauffeurs de taxi, coiffeurs, mécaniciens, tailleurs, maçons ou menuisiers établis à leur compte et surtout petits boutiquiers ou tenanciers d’innombrables bars », agriculteurs, bûcherons.

« le Gabon est un pays sans chômeurs, phénomène assez singulier, peut-être unique en Afrique ! ».

« le Gabon est un pays singulièrement anachronique en Afrique ».

« Cette aisance relative, comme l’absence de chômeurs, est instantanément perceptible au voyageur débarquant dans l’une des capitales côtières : peu de porteurs de bagages bénévoles à l’aéroport ; aucun mendiant dans les rues ; les éclopés sont invisibles ; aucun « petit cireur » de chaussures… La prostitution, dans ses formes provocantes habituelles, est inconnue, tout comme le traditionnel marchandage aux étals des marchés. Le pays paraît être tout entier au travail… ».

L’image de l’économie gabonaise… « Sans doute, cette image s’est-elle modifiée avec l’ouverture de quelques usines de transformation : raffinerie de pétrole, scieries et usines de déroulage des bois, fabrique de contreplaqué parmi les toutes premières du monde, usine de concentration des uranates. Ce n’est là qu’un début ».

 

Références

Plans de développement

Gabon : Stratégie d’investissement humain du Gabon.

Gabon : Tableau de bord de l’économie.

Unicef : Note de stratégie programme de pays, Gabon 2018-2022.

PNUD : Plan cadre des Nations unis pour l’aide au développement du Gabon.

Articles sur le Gabon

Jean-Noël Cadoux, Le gabon, Etat-pilote d’Afrique centrale : une politique sociale plus avancée que celle de nombreux Etats d’Afrique in Le Monde diplomatique, juillet 1974, pages 30-31.

Bouet Claude. Problèmes actuels de main-d’œuvre au Gabon. Conditions d’une immigration contrôlée. In: Cahiers d’outre-mer. N° 124 – 31e année, Octobre-décembre 1978. pp. 375-394.

Consulter aussi

Dialogue sur la félicité

- Tat mbolo. - Mwane mbolo. Sambâ ! Que me vaut l’honneur de ta visite ? - Tat, parl…