« La propagande est moins une affaire de persuasion que de séduction. Il s’agit effectivement de proposer des récits qui simplifient la réalité sociale et qui visent à générer une adhésion subjective sans faille à une identité collective basée sur un certain nombre de valeurs et d’idéaux centraux à cette identité. Cette adhésion est fondée sur la promesse d’un « gain de plaisir » pour l’individu, qui doit contrebalancer les frustrations et abdications auxquelles il consent au niveau de ces satisfactions pulsionnelles » (Barbosa, 2017).

La propagande donne le récit simplifié du but à atteindre. Il présente un état initial de frustration, un état initial de manque, et promet un état final de plaisir, de satisfaction obtenu par la mise en oeuvre de valeurs et d’idéaux qui caractérisent l’identité à laquelle on souhaite faire adhérer le monde. Exemple, le récit publicitaire. La propagande est un récit simplifié qui suscite le désir du but souhaité en jouant sur l’inconscient et la structure mentale des individus.

Exemple :

Tu es dans le noir ? Regarde, une aurore se lève. Lève-toi et par l’ardeur créons le jour. Noir, blanc, rouge. La ressens-tu ? C’est la félicité. Noir, blanc, rouge.

Noir : Situation de frustration.

Blanc : Opportunités, contexte favorable.

Rouge : Etat de félicité, jours heureux.

Le récit parle à l’inconscient des Gabonais. Il s’inspire de l’hymne national du Gabon, la Concorde. Il repose également sur les couleurs traditionnelles que connaissent les Gabonais à savoir le rouge, le blanc et le noir.

Référence

Pablo Bergami G. Barbosa, Le militantisme numérique : néolibéralisme, internet et la possibilité d’un « ordre mobile » , Topique 2017/3 (n° 140), p. 81-92.

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