Le_vent_des_coeurs_Cover_for_Kindle

Nous avons emprunté le chemin qui passe par le parc. Nous entrons dans le secteur de la vieille ville où s’élèvent les bâtisses datant du quinzième siècle. À cause de cela, la vieille ville est un lieu touristique très fréquenté. Avec ses musées, ses portes, ses brocantes et ses restaurants. La vieille ville jouxte la zone dix-huitième où se dressent des bâtiments construits au siècle des  Lumières.

Nous traversons la zone des restaurateurs. À la terrasse d’un restaurant, deux hommes conversent. Nous nous approchons d’eux. Ils sont assis autour d’une table. Ils se rafraîchissent en dégustant chacun un grand verre de bière. En leur disant bonjour, ils nous répondent avec enthousiasme, le sourire généreux, le visage ouvert. Nous nous présentons : « Nous sommes de Jésus ». Leur visage se referme. Ils nous disent qu’ils ne veulent pas parler de Jésus. Cependant, une des deux personnes dit qu’elle le connaît. D’après cet homme, Jésus n’existe pas. Nous perdons alors notre temps en parlant de lui. Tout sourire, l’homme nous raconte une blague. L’histoire se passe chez un brocanteur. Un homme arrive alors chez le brocanteur qui lui propose un crucifix. L’homme dit au brocanteur qu’il n’en veut pas. Le brocanteur insiste. L’homme refuse toujours. Cependant, il finit par concéder à l’offre du brocanteur : « Je veux bien ta croix, mais sans l’acrobate ». L’homme devient euphorique et moqueur. Cela nous gêne, sa blague ne nous fait pas rire. Nous lui répliquons que nous avons reçu mission de le ramener dans la bergerie. Jésus est le Roi. Qu’il ouvre son cœur à Jésus, le messie. L’homme nous explique que nous ne savons pas ce que nous disons. D’un geste de la main, il nous fait comprendre qu’il ne souhaite plus parler avec nous. Nous prenons congé tout en lui rappelant que Jésus est le messie. Il n’est plus sur la croix, il est vivant. Qu’il donne sa vie à Jésus. Gentiment, l’homme nous dit au revoir. Nous le confions, lui et son ami à Jésus en nous adressant au Saint-Esprit : « Saint-Esprit joue ton rôle ». Nous laissons les deux hommes dans la dégustation de leur bière et nous poursuivons notre chemin.

Nous débouchons sur la grande place parée de ses grilles dorées. Elle est bondée de monde. Les terrasses sont envahies comme si la ville toute entière s’était donnée rendez-vous ici. Des touristes chinois prennent avidement des photos. Ils sont extasiés par le décor de la grande place. Après quelques minutes de marche, nous sortons de la grande place. Devant la façade d’une boutique vendant des vêtements de luxe, nous rencontrons un homme. Il est assis en tailleur. Devant lui, il y a un bol apprêté pour recevoir des pièces d’argent. Manifestement, c’est un mendiant. Nous lui disons bonjour. Il nous répond poliment. Nous nous présentons :

—Nous sommes de Jésus.

—Je vous respecte bien, mais je ne suis pas croyant.

—Pourquoi vous ne croyez pas ?

—Je suis bien sans Jésus. Je n’ai pas besoin de lui.

—Jésus vous aime. Il veut vous sauver.

Le mendiant perd patience. Il indique que nous gênons ses affaires. D’après lui, nous l’empêchons de travailler. Il nous dit poliment au revoir. Nous n’insistons pas. Nous quittons l’affairé en demandant au Saint-Esprit de jouer son rôle.

Nous bifurquons en direction de la gare. Quand nous y sommes, nos pas nous portent à nouveau vers un homme. Il est assis sur un banc public. À ses pieds, il y a un sac de voyage. Nous l’abordons :

—Comment allez-vous ?

—Bien. Merci…

—Nous souhaitons vous parler de Jésus. Pouvons-nous ?

—Je ne trouve aucun inconvénient.

—Merci. Nous souhaitons donc vous parler de Jésus-Christ.

—Essayez toujours. Mais je dois prendre mon train.

—Votre train, il est pour quelle heure ?

—Il arrive bientôt.

—Jésus aussi arrive bientôt.

—Ah ! Vous savez, moi je suis athée.

—C’est-à-dire ?

—Oh, vous savez, je ne crois pas à ces choses-là.

—Vous savez ce qui s’est passé à la Pâque ?

—Euh !

—A la Pâque, Christ est ressuscité pour vous.

—Comment ça pour moi ? N’exagérez pas.

—Oui, c’est vrai. Jésus-Christ a été crucifié sur la croix. Vous savez pourquoi ?

—Dites-moi…

—Pour vous libérer de l’esclavage du péché…

—Vous me traitez de pêcheur !

—La Bible, c’est la parole de Dieu, dit que : « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ».

—Vous ne pensez pas que vous exagérez un peu ? Je ne tolère pas que vous me manquiez de respect.

—Excusez-nous si vous voyez les choses ainsi. (Saint-Esprit, joue ton rôle).

—Vous dites ?

—Que Jésus est mort sur la croix pour vous sauver de la mort.

—La mort, vous savez, tout le monde y passe…

—La mort de Jésus vous donne la vie. La Parole dit : « Le salaire du péché, c’est la mort ». La mort ici, c’est l’Enfer.

—Ça existe ça ? Ne prenez pas au sérieux tout ce qu’on vous raconte. Je peux vous rassurer que l’Enfer n’existe pas.

—C’est ce que le Diable vous fait croire.

—Vous savez, moi je suis cartésien. Je ne crois qu’en la raison. Le Diable est une pure invention… Comme Dieu d’ailleurs.

—Croyez en ce que nous vous disons, croyez en Dieu. Avez-vous déjà fait la prison ?

—Non.

—Nous non plus.

—Où est le rapport ?

—Voyez-vous, le rapport c’est la souffrance. Aussi grande que peut être la souffrance pénitentiaire, elle ne dure qu’un temps : un an, deux ans, quinze ans, vingt ans ou plus… Mais elle est contenue dans le temps avec la possibilité de retrouver ses droits, de jouir de la liberté et de s’épanouir à nouveau. Tandis que l’Enfer… l’Enfer voyez-vous, ne vous réserve qu’une souffrance éternelle. Là s’arrête tout espoir. Imaginez cela autant que votre raison vous le permette. Vous êtes-vous déjà brûlé? Imaginez la douleur que cela vous procure. Maintenant, pensez que vous êtes dans un feu, un grand feu. Imaginez que vous brûlez. Vous brûlez cependant vous ne consumez pas et ce pour l’éternité. Imaginez la brûlure, imaginez la désolation, imaginez la, vivez la…

—Pourquoi vous me parlez comme ça ?

—Parce que voilà ce qui vous attend si vous n’ouvrez pas votre cœur à Jésus maintenant. Il est le don gratuit de Dieu pour le salut de quiconque croit. Croyez monsieur. Croyez en Jésus. Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique Jésus afin que quiconque croit en lui, ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle. C’est de vie ou de mort que nous vous parlons à présent. Choisissez la vie. N’endurcissez pas votre cœur.

Malgré ces paroles, l’homme ne chancelle pas. L’air sérieux, il réfute et explique :

—Vous savez, Dieu n’existe pas.

 Nous invitons notre interlocuteur à recevoir Jésus :

—Monsieur, votre raison vous joue des tours. Considérez-nous comme les témoins vivants de l’existence de Dieu, la lettre vivante de Dieu par laquelle il vous dit : « Je suis ». Croyez en lui. Croyez aussi en Jésus. Voici Dieu vous dit : « Je cogne à ta porte. Si tu entends ma voix, n’endurcis pas ton cœur. Reçois la vie éternelle en Jésus-Christ mon fils bien aimé ». Monsieur, voulez-vous recevoir Jésus ?

L’homme regarde sa montre et s’empresse :

—Euh ! Je crois que c’est l’heure de mon train. Je suis désolé. Je dois partir.

L’homme prend ses bagages. Il va vers le quai. Nous le regardons s’éloigner. Chaque jour, ils sont nombreux ainsi qui prennent le train de l’Enfer en toute rationalité. Et pourtant, il suffit juste de croire pour vivre heureux au Ciel avec Jésus-Christ dans l’éternité.

Le frère et moi, nous nous disons au revoir. Nous nous séparons. Le frère prend le tram et s’en va. Quant à moi, un homme m’aborde. Il me dit :

—J’étais mort. Je suis revenu à la vie.

Cette phrase m’interpelle. À cause d’elle, j’accorde de l’attention à l’inconnu. Je lui demande :

—Que dites-vous, monsieur ?

—J’étais mort. Je suis revenu à la vie.

—Qui vous a ramené à la vie, Jésus ?

—Ne prononcez pas ce nom !

Vite, je comprends que je n’ai pas à faire à un homme mais à un esprit manipulateur. Je m’engage dans un combat spirituel. Au fond de moi, avec la force du Saint-Esprit, je répète inlassablement : « Le sang de Jésus. Le Sang de Jésus. Le sang de Jésus… ».

Je continue pourtant la conversation avec l’inconnu :

—Vous dites que vous êtes revenu à la vie. Qui vous a ramené à la vie, Jésus ?

—Ne prononcez pas ce nom-là !

—Qui vous a alors ramenez à la vie ?

L’homme joue avec ses mains comme s’il faisait une boule de neige. Il accompagne sa manœuvre d’une langue étrange. Puis, soudain il lance en criant :

—Vampire !

Lorsque l’homme se met à crier, cela agit au sommet de ma tête comme une ventouse. Je saisis que l’homme veut projeter mon esprit hors de mon corps. Il veut me faire sortir en vampire. Je comprends aussi que si je cède, mon esprit sera pris en captivité, je perdrais la raison et je deviendrais fou. Le cri est si fort et si strident que les personnes qui sont assises au café d’en face sont saisies de frayeur. La police accourt. Elle se maintient à distance. Elle observe la scène en vue d’une éventuelle intervention. Ma tête bout sous la poussée de mon esprit identiquement à l’effet d’une fusée prête à décoller. Intérieurement, je redouble ma contre-attaque : « Le sang de Jésus. Le Sang de Jésus. Le sang de Jésus… ». Ma glande pinéale cesse de bouillir comme sur le crâne d’un bébé. L’homme voit que son attaque n’a pas d’effet sur moi. À nouveau  je lui demande:

—Qui t’a ramené à la vie, Jésus ?

L’inconnu me répond avec plus de véhémence :

—Ne prononce pas ce nom !

Je lui demande qui il est. Il fait une grimace. Je prends autorité :

—Qui es-tu, toi ? Au nom de Jésus !

Avec peine il se dévoile :

—Moi c’est Lux unité de lumière.

Je ne me suis donc pas trompé. Je n’avais pas à faire avec un homme. Je dis à l’esprit qui vient de se manifester :

—Tu sais que Jésus t’a déjà vaincu ?

—Non ! D’ailleurs j’ai déjà pissé sur lui.

—Christ t’a vaincu sur la croix. Son sang t’a vaincu.

—Je ne comprends pas… Et pourtant je suis votre ami.

—Non. Tu n’es pas l’ami des hommes.

—Je vous ai donné la science, la médecine, la technologie, le transhumanisme…

—Tu n’es pas l’ami des hommes.

—Je suis le chemin…

—Non. Jésus-Christ est le chemin, la vérité et la vie…

A ces mots, Satan quitte l’homme qu’il a possédé afin de m’attaquer. Intérieurement, je remercie Jésus d’avoir combattu pour moi. Je poursuis mon chemin. Les gens me regardent m’éloigner. La police continue de m’observer. Personne ne comprend ce qui vient de se passer.

Consulter aussi

A tous ceux qui sont tombés (poésie chantée)

  Brice Levy : Le peuple que vous cherchez… le voila maintenant !    …