La traversée de la trace menant à Derrida dans Critique et théorie littéraires pdf aspectsdelaphilosophiederridienne.pdf 

Comme critique et théoricien de la littérature Derrida propose une « méthode » d’approche du texte connue sous le nom de déconstruction. C’est une analyse libre cependant minutieuse et rigoureuse du discours. Libre parce qu’elle n’est que ce qu’elle produit et ce qu’on en fait. Rigoureuse parce que soumise à ce qu’Umberto Eco nomme intentio opéris ou intention du texte. Elle est une sorte de second discours porté sur une interprétation hégémonique, un stéréotype, une explication stable et apodictique, une violence « au sujet des conflits, tensions, différence des forces ». Elle part du principe que toute pensée stable est destabilisable, qu’il y a dans toute position apodictique une part d’impensé qu’elle ne prend pas en compte et qui la remet en cause, la rend caduque. La déconstruction oriente son geste sur cet impensé qui en terme derridien porte le nom de restance : ce qui reste et fait qu’une interprétation ne soit jamais sûre. La déconstruction est la pensée du reste ; la « quête de ce qui reste ou résiste encore dans le concept […] c’est-à-dire ce qui oublié, refoulé, méconnu ou impensé dans le « vieux » concept et dans toute son histoire, veillerait encore », déstabilisant, désarticulant le discours hégémonique ou de légitimité à partir duquel s’est toujours pensé le concept. La pratique déconstructive se fait à plusieurs niveaux et nous allons donner trois versions, trois possibilités de ce qui se peut concevoir comme déconstruction.

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