L’écrivain gabonais n’est autre qu’un homme du peuple. Il est un homme épris de justice et de paix. De paix véritable, authentique et non un état de lobotomie zombifiant le peuple gabonais et que l’on appellerait la paix. L’écrivain est un homme du peuple. Ce que peuple veut, l’écrivain le veut. Il l’exprime, il en parle, il met sa plume au service de l’intérêt supérieur de la société à laquelle il appartient. Son écriture est un usage des mots organisés en vue de révéler les maux de la société à laquelle il appartient. Il peut pratiquer l’art pour l’art. Mais dans des situations extrêmes où la nation a besoin de tous ses enfants, il ne peut rester à l’écart de l’histoire au nom d’une neutralité esthétique. Dans ces conditions, l’esthétique se double de ses fonctions éthique et balsamique. D’une part L’écrivain se fait solidaire des aspirations de son peuple. De l’autre il écrit pour apaiser la douleur de son peuple, le réconforter, le consoler, panser ses blessures morales. Ensuite l’écrivain fait appelle au langage, aux mots pour dénoncer l’injustice et agir en faveur de la justice. L’écrivain est éthiquement engagé. Il met l’esthétique au service de l’éthique. Enfin l’écrivain sollicite la fonction d’évasion littéraire pour émanciper son peuple, le faire entrevoir un horizon nouveau et meilleur pour lequel son action présente aura sa justification future.  C’est pendant les moments de douleur que chacun sait avec qui il forme une communauté réelle et authentique. En cela écrire est toujours déjà une résistance. Écrire c’est résister. C’est réagir face à l’oppression et les abus de toutes sortes. L’écriture est la résistance. Dans cette réaction qui engage le peuple gabonais, les écrivains ont à s’engager d’intelligence dans un front dit littéraire : Le front littéraire.

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