Face à l’injustice, face à l’arbitraire, face à la barbarie,  l’écrivain sait que l’écriture est un pouvoir. Il sait qu’il est toujours déjà engagé et ne peut garder le silence devant les abus de toutes sortes qui gangrènent son époque. En effet, il est la conscience et le garant des aspirations du peuple dont il est issu. Ecrire c’est garantir  ces aspirations, éveiller les consciences et refuser le recul de la liberté. Ecrire c’est dénoncer. Ecrire c’est montrer. Ecrire c’est crier.  C’est remplacer le séculaire « on va encore faire comment » par le « trop c’est trop » et le « plus jamais ça ». Comme le dit Jean Paul Sartre, « l’écrivain engagé sait que les mots sont des pistolets chargés. S’il parle, il tire ». Le front littéraire sera engagé ou ne le sera pas. Et s’il ne l’est pas, il n’y aura  de garantie de liberté, de justice et de paix, nulle part. L’heure est à la fonction engagée de la littérarature.

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